Stage en startup : bon ou mauvais plan ?

On présente souvent les études comme étant le meilleur moyen de gravir les échelons sociaux, ou du moins, de reproduire le cadre de vie auquel nous ont généreusement habitué nos parents. Bac + 2, licence, master 1, master 2, doctorat… Oui mais… est-ce suffisant ?

LE DIPLOME C’EST UN PEU COMME LE PERMIS

Lorsque vous l’avez, tout le monde est content. On vous congratule, on vous dit « bienvenue dans la vie active », sauf que les agences de location vous attendent au tournant (…). « T’as ton permis ? C’est bien. Mais nous, on ne te loue pas une voiture avant de te faire confiance. BIM ! Bienvenue dans la réalité mon pote ! »

En entreprise c’est strictement la même chose. Avoir un bon cursus n’est que le tremplin qui permet de décrocher un stage intéressant, lequel est en fait la vraie porte d’entrée au monde de l’entreprise.

La plupart des gens en sont conscient. Reste à savoir sur quelle entreprise ils misent pour faire leur entrée.

ALORS STARTUP OU GRANDE BOITE ?

Le cœur balance, et les conseils grouillent. Les uns nous disent « pense à ton CV ! », les autres « pense à tes missions, en startup tu en auras plus ! ». Certains même osent le fameux « suis ton instinct ». Bref… on est un peu perdu.

La vérité c’est qu’il n’y en a pas en définitive. Faire son stage dans une grande entreprise est un plus réel pour le CV. Sans nommer quiconque, un cabinet de conseil international demeure et demeurera toujours une excellente signature que l’on aime arborer sur son parcours. En revanche, ça se complique si en entretien il s’avère que les responsabilités ou le champ d’autonomie, étaient fragiles… L’objectif premier de faire son stage dans un tel établissement est, avouons-le, de le concrétiser (si possible) par une proposition de CDI.

En ce qui concerne le choix de la startup, sans mauvais jeux de mot, par où commencer ? La première différence se fera ressentir sans doute au niveau des tâches qui vous seront confiées, tant sur la forme, que sur le fond. En effet, si la mission sera moins délimitée, plus transversale donc, elle demandera aussi un investissement plus important. Il s’agira d’être autonome, et capable d’agir sans avoir forcément de méthodes précises et formatées. En start-up, on tente sans cesse de nouvelles choses, sans forcément savoir où elles mènent. Il faut être force de propositions, et avoir la niaque de les suivre. Dans cet univers un peu particulier, l’information circule aussi plus vite.

Vous serez plus facilement au contact de vos responsables, et vous serez au courant d’informations dont vous n’auriez jamais eu connaissance ailleurs. Vous serez même peut-être consultés. Et disons ce qui est, la reconnaissance c’est assez gratifiant.

CHACUN SES PRIORITES

En fait tout dépend des priorités que l’on se fixe. Et malheureusement, ça se joue souvent entre : un poste très encadré suivant le système anglo-saxon, mais bien rémunéré, et un poste avec davantage d’autonomie, de responsabilités et d’influence, où quand il n’y en a plus, et bien il y en a encore !

La véritable question est : Êtes vous vénal ? Pour rester sérieux, si vous souhaitez faciliter votre prise de décision, faites un petit point sur votre personnalité. Êtes vous entrepreneur ? Aimez-vous davantage proposer ou recevoir ? Allez, une petite dernière : jean-Timberland ou chaussures pointues ? Il n’y a pas vraiment de règles absolues, mais ce type de questions peut amener à faire son choix. Si toutefois on a le luxe de s’offrir ce choix justement. Et si vous avez peur de vous fermer aux grands groupes en optant pour la startup, pas de paniques de ce côté là. Ils apprécient toujours ce type d’expériences car il pronent (eux aussi) ce qu’on appelle « l’intraprenariat » (comprenez la capacité d’entreprendre, dans l’entreprise).

Courage !

A bientôt, et surtout, restez connectés !