Entretien en startup ? Les clés !

Lorsque l’on sort tout juste de la fac ou d’une école, trouver un stage de fin d’études, ou tout simplement rentrer dans la vie active, peut parfois poser problème. Au-delà des grandes lignes de l’entretien classique auquel on est tous plus ou moins formés, celui de la startup n’a de limites que celles qu’imposent ses dirigeants passionnés.

 

EN STARTUP POURQUOI EST-CE DIFFERENT ?

Il faut comprendre par là qu’un patron de startup, est confronté à des difficultés réelles tant financières que managériales, et que pour lui chaque décision a un impact que les grands groupes connaissent moins. Une erreur de casting chez un grand du conseil se corrigera d’elle-même, puisqu’ils embauchent chaque année des dizaines de stagiaires. En revanche, une toute jeune entreprise sait parfaitement qu’un profil mal choisi, peut peser sur sa santé et tirer vers le bas une équipe fringante qui franchement, a besoin de tout sauf de cela.

 

Les bruits de couloir qui laissent entendre que parfois, passer un entretien pour une startup est plus difficile que pour un grand groupe, prennent alors tout leur sens. En effet, votre interlocuteur sera la plupart du temps le patron ou l’un des associés, et pas un intermédiaire RH beaucoup moins investi dans la structure hiérarchique, et dans la réussite de l’entreprise.

 

LES ETAPES

Lorsque l’entretien débute, l’atmosphère est relativement détendue, et c’est peut-être cet indicateur quelque peu mensonger qui fait que les candidats sont si surpris, lorsqu’ils prennent conscience de l’étendue des attentes du recruteur. Oui, même s’il s’agit d’un simple stage de fin d’études, un grand nombre de précautions vont êtes prises et vous ne croyez quand même pas qu’on ne va pas vous tester ! Ne vous laissez-donc surtout pas berner par le type sympa qui débarque en jean. Restez alerte.

 

Vous commencerez donc sans doute par une description rapide de votre expérience professionnelle. Votre interlocuteur aura alors plusieurs objectifs. Il cherchera à mesurer votre sens des priorités, en écoutant attentivement les points sur lesquels vous accorderez plus d’attention. Certains d’entre vous se sentiront obligés de justifier les « trous » comme on les appelle. Pas vous. Restez détendus, et dites simplement la vérité. Une erreur de parcours, ou des doutes personnels, n’ont jamais fait parti de critères rédhibitoires. Et sachez également qu’un bon recruteur repère la bonne foi à mille kilomètres, et ne considérera pas votre profil s’il estime que vous ne la jouez pas franc jeu.

 

Lors de la seconde étape, vous serez certainement invité à parler plus amplement de certaines de vos références. Car dans une startup, en avoir d’excellentes, est un peu comme lorsque l’on touche sa quinte à la rivière (référence de joueur de poker, je vous invite à la googliser). En somme, c’est la jolie cerise sur le gâteau. On vous demandera votre rôle dans telle structure, vos responsabilités, votre ressenti, et peut-être même votre comportement face à la hiérarchie.

Puis, on vous posera la question du pourquoi. Pourquoi, postulez-vous dans une startup, quand tout le monde sait que de grands groupes ou en tout cas de plus grandes entreprises, se disputent souvent vos louanges ? Répondez que vous aimez l’esprit de la startup, que vous êtes créatif, force de propositions, et que les responsabilités ne vous font pas peur, bien au contraire. Soyez convainquant, et montrez leur que vous êtes le profil qu’ils attendaient, que vous aimez l’idée d’apporter votre petite (restez humble) pierre à l’édifice. C’est un peu le cas non ?

 

D’ailleurs, s’ils sont ne serait-ce qu’un peu convaincus, arrivera l’étape du test. Pas d’inquiétudes, elle n’est pas systématique. Mais, toujours comme dans n’importe quel jeu de stratégie, il ne faut jamais sous-estimer une probabilité. Ce test peut prendre plusieurs formes. Dans une agence de com, on vous demandera par exemple, de réaliser des post facebook qui suivront une certaine ligne éditoriale, d’une certaine marque.

 

LA MINUTE : ME I AND MYSELF

Un jour alors que je postulais pour un cabinet de recrutement, on m’a demandé de calculer l’espace entre la petite et la grande aiguille lorsqu’il était 3h15. (… ) Oui, j’ai eu la même réaction que vous. Ce haussement de sourcils que vous venez d’avoir a aussi bien failli trahir ma surprise. Si vous ne savez pas répondre à ce type de questions hautes en couleur, surtout n’essayez pas de le camoufler. Car votre interlocuteur aura certainement peaufiné son test à l’extrême, de manière à discerner et à analyser n’importe laquelle de vos réactions. A ce moment précis, Tim Roth est de l’autre côté de la table. J’en reviens alors à mon conseil de tout à l’heure, dites simplement la vérité. D’autres avant vous n’auront pas su et n’auront peut-être pas eu la maturité de le confesser. Demandez ensuite poliment la réponse, et enrichissez-vous de cette expérience qui aurait pu vous déstabiliser. (Il s’agissait de 7 degrés, je vous le dis car je suis sympa). Il paraît qu’un géant du web demande souvent «combien de temps mettez-vous pour laver toutes les vitres de Los Angeles ? » Aller, on respire !

 

Voilà, vous êtes maintenant paré pour votre entretien, n’oubliez tout de même pas de réviser vos classiques : si par exemple on vous demande vos défauts, répondez que vous êtes perfectionniste et parfois trop investi, plutôt que colérique, mythomane et clepto, ça passera mieux !

A bientôt, et surtout, restez connectés !